Le mardi, 1er octobre, nous quittâmes Florac, bourrique fatiguée et conducteur de bourrique fatigué. Un petit chemin en amont du Tarnon, un pont couvert en bois, nous firent pénétrer dans la vallée de la Mimente. D’âpres montagnes de roche rougeâtre dominaient le cours d’eau. D’immenses chênes et des châtaigniers croissaient sur les versants ou sur les terrasses pierreuses. Çà et là, un champ rouge de millet ou quelques pommiers surchargés de pommes écarlates, puis la route longea de fort près deux hameaux obscurs, l’un d’eux nanti d’un ancien château-fort, haut perché, à réjouir le cœur du touriste. RL.STEVENSON

 

Je me lève tôt Après une nuit agréable. Je range tout, partage une barre de céréales avec Samba. Le camping est endormi. Départ à 6h30 pour Cassagnas. Bedoues s'éloigne doucement, dans la brume matinale.

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Je longe le Tarn. La nature se réveille. Jour Après jour, je suis émerveillée par les sons et les odeurs. C'est magique.

La brume se lève peu a peu.

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J'arrive à Florac à 7h30.C'est une jolie petite ville.

J'achète du pain frais, un croissant, de quoi pique-niquer et je m'installe tranquillement pour boire mon premier café de la journée.

Il fait beau.

Puis je reprends le chemin.

Il pleut trois petites gouttes, histoire de me faire utiliser ma cape de pluie.

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En quittant Florac je croise de nouveau le jeune homme solitaire.

Ça monte doucement. Mais tranquillement. Samba est terrifié par quelques moutons.

Aujourd'hui, je traverse des forêts de chataigniers. C'est encore un paysage différent des autres jours.

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Je profite, je marche calmement, car j'ai en tête que c'est mon avant-dernier jour.

Je croise de nouveau des gens que j'ai déjà rencontré. Nous échangeons, c'est très convivial.Il y a ce couple qui a vu grandir ses enfants et qui peut désormais profiter de temps pour randonner sur plusieurs jours. Ils ont quelques belles randonnées à leur actif.

Il y a de nouveau cette femme qui conduit la voiture pendant que ses compagnons marchent ou pédalent.

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Nous longeons une rivière tout le long du chemin mais nous sommes trop hauts pour que samba se baigne. Il trépigne. Puis enfin, un accès. Je lui enlève son sac et il va se baigner longuement dans l'eau claire.J'y plonge mes pieds.

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Nous partageons le pique-nique, Samba s'endort quelques minutes. Puis nous reprenons le chemin plat, accompagnés par les oiseaux.

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Nous arrivons tôt à l'aire Stevenson, de l'ancienne gare de cassagnas. Le lieu est joli.

25 kilomètres pour environ 200 mètres de dénivelé positif.

Je m'installe face aux sanitaires, dans un emplacement au bord de la rivière.

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Douche, rangement et j'amène Samba se baigner de nouveau. Il joue comme un enfant. Absolument pas fatigué par les 25 kilomètres parcourus.

Je remonte et discute avec les randonneurs qui arrivent les uns après les autres.Il y a un espace avec des tables extérieures. Je sirote une bière bien fraîche.

Un randonneur a retrouvé le médaillon de Samba !Vu que je suis la seule à voyager avec mon chien, ils ont tout de suite pensé que c'était celui de Samba.

Ici c'est un gite étape. Il y a beaucoup de monde qui dort en chambre ou gîte et dine au restaurant.

Je suis la seule en tente.

L'orage gronde soudain. Je le regarde avec curiosité, et un peu d'inquiétude. je compte les secondes qui séparent les éclairs du tonnerre. Je n'ai jamais su si ça avait vraiment un sens.

Puis je file dîner. Je suis seule à ma table, mais beaucoup de personnes viennent me parler.

Des personnes me proposent de manger avec eux.C'est si gentil. Encore une fois, si loin de mon quotidien dur.

Il pleut des cordes. Là, pour la première fois, je suis inquiète pour mes affaires.Je regarde sans arrêt par la fenêtre. Les gens de la table d'a côté me rassurent.

Deux gentilles et adorables dames me proposent un lit dans leur chambre pour l'une et dans le dortoir pour l'autre.

L'une est la dame qui conduit la voiture que j'ai croisé deux fois déjà et l'autre la femme du couple avec qui j'ai discuté aujourd'hui.

Je suis profondément touchée par tant de sollicitude.

Je demande à la propriétaire du relai si je pourrais dormir au chaud au cas où mes affaires seraient trempées. Elle me dit sèchement que c'est impossible avec le chien. No coment...

Je termine de manger et je vais voir. La tente a résisté. Je vais pouvoir dormir dedans.J'entends la dame à la voiture s'approcher de ma tente, sous la pluie, pour vérifier si je vais bien. Je suis émue...

Je m'endors avec le bruit des gouttes qui tapent sur la toile de ma Fferrino d'amour. Je n'ai même pas froid. Je suis bien.